Personal tools
Home focus PCDR Compte rendus des groupes de travail organisés du 15/10 au 17/12 Commune de Bastogne - Opération communale de développement rural - Agenda 21 Local Groupe de travail : 28/11/2009
Changes saved.
Document Actions

Commune de Bastogne - Opération communale de développement rural - Agenda 21 Local Groupe de travail : 28/11/2009

« L’agriculture est en crise. Que peut on faire localement ? »

 

Animation de la réunion par Jean-Loup Blanchy (voir diaporama).

1. Objectif de la réunion :

Actions à mener en priorité au niveau communal (et aussi avec les communes voisines) jusqu’à l’horizon 2020, pour le développement durable du secteur agricole.


2. Quelques rappels :

- Qu’est ce qu’une opération de développement rural :
Présentation de la chronologie : 1) décision conseil communal, 2) réalisation d’un diagnostic (consultation des habitants et approche de terrain), 3) participation de la population : groupes de travail et Commission Locale de développement Rural 4) finalisation d’un programme (approbation CLDR, conseil communal, Commission Régionale d’Aménagement du Territoire et Gouvernement Wallon), 5) Réalisation et 6) Evaluation.

- Sur quoi débouche-elle concrètement ?
Sur des projets subventionnés à de 80 % (60 % pour des espaces publics) sur propriété communale, avec priorité aux projets touchant les secteurs de l’économie et des services. Mais le programme intègre également les projets à réaliser avec des moyens propres ou des financements classiques.

- Quels sont les autres avantages pour la commune d’avoir un Programme Communal de Développement Rural ?
o Avoir un outil d’aide à la décision.
o Faciliter la mobilisation et la dynamisation locales.
o Se doter d’un outil d’éducation permanente.
o Mieux gérer les fonds publics.
o Disposer d’un outil qui intègre les différentes politiques locales.


- Qu’est ce qu’un Agenda 21 Local ?
Projet territorial de développement durable qui s’appuie sur différents piliers (l’environnement, le social et l’économie) et qui vise à répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Différents principes le composent : la solidarité, la participation citoyenne, la subsidiarité, la précaution/prévention et la responsabilité différenciée. Pour que le PCDR soit un agenda 21 local, nous veillerons à aborder toutes les thématiques et consulter tous les publics concernés. Nous réfléchirons aussi à l’impact des projets sur chacun des trois piliers.


3. Diagnostic déjà réalisé au niveau communal:

3.1. Diagnostic global (synthèse)

Atouts : l’économie, le tourisme, l’agriculture, l’existence de nombreux services et équipements, le culturel et le sportif

Défis : l’économie (y compris l’évolution de l’agriculture), gérer la pression immobilière, demande de services et d’équipement et le développement durable.

3.2. Agriculture

NB : Commentaires et actualisation en italique.

Quelques chiffres :
- Superficie agricole :
o 9.847 ha
o 62% du territoire
o diminution de 177 ha entre 1990 et 2005 (cadastre)
o 75 % herbe
o 88 % fourrage
o 11% céréales
o 1% légumineuses
- Exploitations
o 193 exploitations (336 en 1990)
o 51 ha en moyenne
o 167 à temps plein
o 67 chefs d’exploitation ont plus de 55 ans
o 11 avec successeur connu
- Productions
o 187 exploitations avec bovins
o 32.918 bovins
o 85% des vaches sont allaitantes
o 4,4 bovins par hectare de prés et prairies (3,7 pour la région agricole)
o 7 exploitations avec porcins
o 2 spécialisées
o 2.160 porcins
o 26 avec volailles
o 2 spécialisées (1 selon les participants)
o 60.407 volailles
o 26 avec équidés
o 6 exploitations en agriculture biologique
o 107 mesures agri-environnementales (Le centre de Michamps va de nouveau être actif en la matière)
o 2 gîtes à la ferme
o 0 ferme pédagogique

Peu de tourisme à la ferme sur le territoire de la commune. Raisons invoquées : type d’exploitation peu adapté (peu de petites fermes traditionnelles avec production locale), pas de site attractif (vallée, lac, …), problème de disponibilité. Ne pourrait-on développer le camping à la ferme ?


Les ressources spécifiques

- Avec ses 193 exploitations sur la commune, l’agriculture constitue un secteur important et essentiel du point de vue social, économique et environnemental.
- On trouve quelques associations agricoles à Bastogne.
o Forces vertes (existe depuis 7 ans ; activités : valorisation de l’image de l’agriculture, fermes d’insertion sociale, festival de l’agriculture, …)
o Bocage ardennais
o Entre nous (entraide agricole)
o Comices Bastogne – Sibret – Fauvillers
o CUMA
o la régionale des éleveurs de BBB (concours et vulgarisation), la FWA et FJA
- Laboratoire d’écologie des prairies de Michamps
- Centre de valorisation de la viande de Bastogne géré par Idelux

L’abattoir n’est pas considéré comme un atout pour l’agriculture locale.
Raisons invoquées : peu d’engraisseurs locaux, plusieurs éleveurs préfèrent travailler avec d’autres structures.
Les agriculteurs doivent se mettre ensemble pour un abattage local.
Des groupements existent mais ne travaillent pas avec l’abattoir de Bastogne. .
Le développement d’un produit spécifique à la région – type engraissement à l’herbe par exemple– ne parait pas propice vu le type de bétail élevé.
Une réunion est prévue au niveau provincial, (avec des représentants du monde agricole et les responsables de l’abattoir) en vue d’une plus grande valorisation locale de l’outil.
L’abattoir est néanmoins un atout économique. Ce constat est toutefois tempéré par l’importance de l’’emploi intérimaire, la difficulté de trouver localement de la main d’œuvre formée et l’utilisation consécutive de main d’œuvre étrangère.

- Les produits régionaux sont également importants pour Bastogne avec
o le célèbre jambon de Bastogne,
o le Poulet d’Ardenne/Poulet de Bastogne
o la viande de bison
o Deux marques de produits de terroir
o Produits du Pays de Bastogne : salaisons, produits d’Animalaine, l’Anerie, Sainte-Ode
o Régals de nos terroirs (parc naturel) : salaisons essentiellement en ce qui concerne Bastogne (Murielle Courtois)
o La vente de produits du terroir à la gare du sud
- Bastogne fait partie du Parc Naturel Haute-Sûre Forêt d’Anlier depuis 2001 et dans ce cadre bénéficie notamment du programme Life Loutre (pose de clôture, abreuvoirs et passage bétail)
- Bastogne adhère également au Groupe d’Action Locale (GAL) Haute-Sûre Forêt d’Anlier qui a géré ou gère les projets suivants :
o Société de services agricole
o Atelier de découpe (étude de faisabilité – demandée par les agriculteurs - positive, mais pas de candidat investisseur, possibilité de découpe existe dans l’abattoir actuel)
o Atelier de transformation lait
o Fermes d’insertion sociale
o Valorisation des effluents et fourrages (analyses et plan)
- Deux contrats de rivière :
o Contrat de rivière Ourthe : promotion clôture des cours d’eau et de la pose d’abreuvoirs (14 points d’érosion de faible intensité). Et financement !
o Contrat de rivière Haute Sûre (Wiltz) : mise en place de clôtures, haies, plantations le long des cours d’eau
- Plan Communal de Développement de la Nature (P.C.D.N.)
o préservation des zones humides,
o plantations d’arbres
- La commune est reprise en zone franche rurale, ce qui lui permet de bénéficier des avantages du plan Marshal. Le plan Marshall2. permet notamment de subventionner des ateliers partagés à hauteur de 90% (aide plafonnée à 100.000 € par an pour chacun des partenaires).
- Foire aux camelots un samedi sur 2
- Règlement communal pour l’implantation des bâtiments agricoles
- Convention avec l’atelier environnement de Durbuy pour l’entretien des haies
- La Ferme en ville

Problèmes
- La constante diminution du nombre d’exploitations agricoles ainsi qu’une faible diversification agricole restent les principaux problèmes du monde agricole bastognard.

Malgré labels existants et alors qu’il est fait état d’une demande, peu de production locale de produits fermiers de terroir.
Peu de producteurs de porc, pas d’abattoir porcin.
Elevage porcin ou volaille : difficulté de faire accepter par les riverains.
A noter toutefois, au de là des producteurs précités :
o boucherie à Noville;
o autres producteurs dans le « Pays de Bastogne ». Ex : Boucherie ardennaise à Houmont
La suppression des primes vaches allaitantes en 2013 pourrait entraîner un retour des agriculteurs vers ces productions.


4. Ce que dit la population

- Favoriser le développement de l’agriculture biologique
- « Natura 2000 : expropriation gratuite ! Aucune concertation, aucun contact, lamentable dictature. » L’information à Villers la Bonne eau n’a pas arrangé les choses.
- Nouvelles activités agricoles :

o valorisation d’une production maraichère
o plantation arbres producteurs
o créer un atelier partagé pour la vente de produits de la ferme (cf. supra aides du plan Marshall2 vert).
- Problème de trafic routier avec les gros engins agricoles/adapter les voies de circulation.
Le charroi agricole est de plus en plus développé pour des trajets de plus en plus long entre les parcelles et l’exploitation sur des voiries non adaptées. Sans solution
- Plantation de haies pour exploitation en bois de chauffage (cf. groupe de travail développement durable)
- Entretien prairies naturelles par races rustiques. (idem). Pas de terrains communaux concernés.
- Serre enterrée (cf. groupe de travail économie)
- Chanvre (contact B. Toussaint, président de la filière): bonne année 2009 (mais exceptionnelle), à suivre pour éventuelle transformation (atelier partagé ?)
- Érosion ? (ex. Michamps) promouvoir les bonnes pratiques (sillons parallèles aux courbes de niveau)
- Dialogue ruraux – néo-ruraux : projet de charte élaboré par le service environnement, à poursuivre.
- Location par des grands ducaux : location ou achat des terrains par les luxembourgeois, surtout le long de la frontière et flambée consécutive des prix. Pourquoi ne pas créer un syndicat de frontaliers qui aurait des contacts avec les autorités luxembourgeoises (cf. aides à l’achat)?

Questions
• Réaffectation bâtiments agricoles? Cela peut effectivement être un problème. A noter qu’ils contiennent de l’Eternit ;
• Mesures agri-environnementales? (107 dossiers en 2006). Conseiller leur application dans les parcelles présentant un intérêt sur le plan de la biodiersité ? Exemple : la charte paysagère propose de créer des bandes prairies extensives en bordure de rivière. Le laboratoire de Michamps est de nouveau en charge du conseil en la matière.


5. Tour de table

- Problème des exigences lors de nouvelles constructions d’étables (impact paysager)
- OGM : principe de précaution, la commune va elle adhérer à quelque chose en ce sens ?
- Production d’électricité au départ de biomasse ou photovoltaïque : considérée comme non rentable actuellement au-delà de la consommation personnelle.
- Biomasse : un partenariat privé pouvoir public est il possible ?
- Permis de conduire G : fort coûteux et irréalisable avec les conditions demandées (gros véhicule). A résoudre à un autre niveau que communal.

Clôture de la réunion : appel à candidature pour la prochaine Commission Locale de Développement Rural.

 

« September 2010 »
Su Mo Tu We Th Fr Sa
1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30