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Les villages

La Commune de Bastogne comprend 73 villages : Al-Hez, Arloncourt, Benonchamps, Berhain, Bertogne, Bethomont, Bizory, Bourcy, Bras, Champs, Cobru, Compogne, Fagnoux, Fays, Flamierge, Flamisoul, Foy, Frenet, Gives, Givroulle, Givry, Grandvivier, Gréay, Hardigny, Harzy, Hemroulle, Horritine, Isle-la-Hesse, Isle-le-Pré, La Boissine, L'Espérance, Livarchamps, Longchamps, Longvilly, Losange, Lutrebois, Lutremange, Luzery, Mageret, Mande-Saint-Étienne, Marenwez, Marvie, Michamps, Moinet, Monaville, Mont, Montanchamps, Nanciry, Neffe, Neufmoulin, Noville, Oubourcy, Rachamps, Randoux, Recogne, Remoifosse, Rolley, Rouette, Roumont, Salle, Savy, Senonchamps, Sery, Stocquet, Troismont, Tronle, Trouhéroul, Vaux, Villers-la-Bonne-Eau, Wardin, Wicourt, Wigny, Withimont. 

Un peu d'Histoire...

Al Hez

Étymologie : «Aux Haies».

Primitivement, le «He» était une haie plantée de taillis. Ce village, très proche du Grand duché du Luxembourg se situe à 520 mètres d’altitude.

Arloncourt

  • Gentilé : les Arloncourtois
  • Populaire : les balboûres (les barattes)

Arloncourt est un hameau de la ville belge de Bastogne située en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Il se trouve à 9 kilomètres au nord-est de Bastogne, sur la route N874 allant de Bastogne à Clervaux au Grand-Duché de Luxembourg.

Curiosités : 

  • la chapelle Sainte-Lucie
  • la chapelle Notre-Dame de la Délivrance, qui fut le refuge de nombreux habitants durant la bataille des Ardennes
  • une carrière à ciel ouvert d’où sont extraits des concassés de grès, en exploitation depuis 1987

  • Gentilé : les Benonchampois

Le village est traversé d’ouest en est par la rivière Wiltz, un affluent de la Sûre. Il est délimité à l’est par la frontière luxembourgeoise.

Dépendant très longtemps de la paroisse de Harzy, les villageois construisent leur (modeste) chapelle en 1731 : elle n’a pas de clocher. Un siècle plus tard, Benonchamps est érigé en paroisse par l’évêque de Namur, Mgr Dehesselle, en 1843. Une église est construite qui est détruite durant la Seconde Guerre mondiale. L’église actuelle, dédiée à Saint Isidore, est de construction récente (1953).

Curiosités : 

  • Déjà mentionné en 1311, le moulin André, équipé de trois roues hydrauliques (moulin, huilerie et scierie) resta en activité jusqu’en 1973. Il eut un regain d’activité durant la Seconde Guerre mondiale lorsque le manque d’électricité poussa les fermiers à revenir au moulin André pour y moudre leur grain en farine.
  • La ferme Lamborelle date de 1809, mais il semble qu’il y avait auparavant un bâtiment plus ancien. Traditionnelle ferme, de construction typiquement ardennaise, elle est classée au Patrimoine majeur de Wallonie en 1983.
  • L’ardoisière, construite en 1888, cessa ses activités en 1925. Les carrières se trouvaient au Grand-Duché alors que les ouvriers logeaient à Benonchamps.
  • La gare de Benonchamps, construite en 1886 sur la ligne 164 (Bastogne-Wiltz), était relativement importante. Dernière gare belge sur la ligne avant la traversée de la frontière luxembourgeoise, elle avait son bureau de douane avec logement pour le receveur. Endommagée durant la bataille des Ardennes, elle fut démolie en 1953.
  • Une piste RAVeL emprunte le tracé de la ligne 164.

Il existe deux versions de l’origine de Benonchamps :

Le village n’aurait pas existé voilà 3 ou 4 siècles, les habitants seraient venus du village de Hondelange. Ils auraient abandonné leur village pour venir s’installer sur le versant opposé pour occuper les «bons champs», d’où le nom du village «Benonchamps».

D’après la deuxième version, le village aurait existé au 14e siècle, au sud du village actuel, appelé Hondelange. Ce village aurait été ravagé par la peste en 1580. Une jeune fille en aurait échappé, elle se serait mariée avec un Glesner venu du Grand-Duché et se serait installée dans une hutte à Benonchamps dans la cour de l’ancienne maison Guillaume détruite en 1945 (actuel ferme Kune).

Il y a du vrai dans les deux versions, le hameau d’Hondelange à été décimé par la peste, mais Benonchamps existait déjà, car Benonchamps était déjà mentionné dans des archives bien avant.

Quelques jours sombres de l’histoire de Benonchamps :

  • En 1480 grande famine
  • En 1500 apparition de la variole
  • En 1580 destruction de Hondelange par la peste
  • En 1602 destruction de Benonchamps par les hollandais
  • En 1735 hiver rigoureux de la Toussaint à mai 1754, on utilisait la paille des toits pour nourrir le bétail, les denrées étaient rares, beaucoup de bêtes mouraient
  • En 1813 occupation par les troupes françaises
  • En 1815 occupation par les hollandais
  • De 1914 à 1918 première guerre mondiale, occupation allemande
  • De 1940 à 1945 seconde guerre mondiale et Offensive des Ardennes, on dénombre 19 morts dont deux prisonniers en Allemagne


Quelques petits événements de Benonchamps pendant la guerre 1940-45 :

Le 19 décembre 1944, l’avant garde Panzer Lehr Division entre dans Benonchamps et prend la direction de Mageret. Le bataillon de reconnaissance de la Panzer Lehr Division passe également dans Benonchamps pour aller s’emparer de Wardin

Le 9 janvier, un obus éclate près de la ferme de la famille Beauve.

Le 14 janvier 1945, Benonchamps est libéré.

  • Gentilé : les Bizorytois
  • Blason populaire : "les tâtes à riz" - les tartes au riz.

Bizory est un hameau sis au nord-est de la ville de Bastogne, dans le Luxembourg belge (Région wallonne de Belgique). Avant la fusion des communes, il faisait partie de la commune de Wardin.

Entouré de grandes prairies, ce hameau ardennais se trouve à une altitude de 490 m. Il se situe en dehors des grands axes routiers entre les localités de Foy, Mageret, Neffe et Bastogne dont le centre de la ville se situe à environ 4 km au sud-ouest.

Bizory se compose de plusieurs anciennes fermettes bâties en pierre de grès dont les encadrements des portes et fenêtres sont souvent réalisés en brique rouge.

Patrimoine : 

Le corps de logis de la Ferme Schumer sise au n°6 ainsi que l'ensemble formé par la ferme, la chapelle Saint Cunibert et les terrains environnants sont repris sur la liste du patrimoine immobilier classé de Bastogne.

La chapelle Saint-Cunibert, érigée au XVIIe siècle ou au XVIIIe siècle, était un lieu de pèlerinage aux trois Marie. Après sa restauration des années 60 et son retour à l’état de ruine, la chapelle de Bizory a été complètement restaurée. Sa restauration a été conçue dans l’esprit d’un recueillement à l’égard de ceux, militaires ou civils, qui ont souffert sur ce lieu. Elle tranche par son dépouillement, mais complète, la recherche de l’anecdote du nouveau musée qui, comme son nom l'indique, est dédié à la guerre et ses héros.

Le Musée de la laine se trouve au centre (n°5). Y sont présentées les différentes étapes du travail de la laine et la découverte de la vie et des métiers d’antan dans une maison d’époque (reconstituée). Il comprend un parc animalier, Animalaine, qui héberge deux douzaines d'espèces d'animaux lainiers.

Au nord du hameau, le Bois de la Paix, est un espace boisé créé en 1994 pour la commémoration des cinquante ans de la Bataille des Ardennes. Il s'étend sur 3 ha et comprend environ 4.000 arbres. Vu du ciel, l'espace central représente la mère et l'enfant, sigle et symbole de l'UNICEF. Ce bois est dédié aux combattants et civils belges et alliés qui ont combattu pour la liberté. Des vétérans américains ont pu chacun placer une plaquette avec leur nom et leur unité au pied de l'un de ces arbres.

  • Gentilé : les Bourcyais
  • Blason populaire : les «cous d’bar» (les culs de barils)
  • Bourcy signifie "maison au milieu des sources". Son nom vient de "bur" signifiant "source" et de "cy" signifiant "la demeure"

Bourcy est un village belge de la ville de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Avant la fusion des communes, il faisait partie de la commune de Longvilly. 

L'église actuelle dédiée à Saint Jean l’Évangéliste date de 1911 et a été construite en moellons de grès, crépi et pierre de taille pour les encadrements. Cet édifice est disposé d'une manière peu conventionnelle avec le clocher placé latéralement à l'édifice du côté ouest. L'ancien chœur qui date d’environ 1530, constitue le seul vestige de la chapelle originelle. Il se raccorde à l'église latéralement du côté est et est repris sur la liste du patrimoine immobilier classé de Bastogne.

Village de plateau, fort étendu, longé par la voie ferrée, désaffectée aujourd’hui, Bourcy se situe à 11 kilomètres de Bastogne.

Le village se situe sur le plateau ardennais à une altitude d'environ 510 m. Il se trouve au carrefour de deux routes nationales : la N838 Gouvy-Arloncourt et la courte N877 venant de Noville. Il avoisine les villages et hameaux de Bœur, Hardigny, Noville, Michamps et Moinet. Il se situe à environ 3 km à vol d'oiseau de la frontière luxembourgeoise et à 11 km de Bastogne.

Son altitude est de 500 mètres.

  • Gentilé : les Brasois
  • Blason populaire : «les vèrats» (les porcs).


Bras est un hameau de la ville belge de Bastogne située en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Ce village se situe à proximité du Grand-Duché du Luxembourg.

Histoire : 

Le village, qui ne fut jamais érigé en paroisse, a une longue histoire. Un document de 844 le mentionne parmi les villages qui avec Bastogne furent incendiés lors d’un conflit entre le comte Guy de Laroche et le seigneur de Vianden.

Au début du XVIIIe siècle, il compte à peine dix foyers.

Patrimoine : 

La chapelle Sainte-Gertrude est un modeste lieu de culte qui existe depuis 1602. Elle est agrandie et une tour-clocher lui est ajoutée en 1769. Fermée par le pouvoir révolutionnaire français à la fin du XVIIIe siècle elle est rouverte en 1827 et est desservie de nouveau comme chapellenie dépendant de Wardin.

Des travaux de rénovation intérieure ont lieu en 1885. Mais elle est surtout agrandie et entièrement restaurée, avec adjonction d’un nouveau mobilier (autels, jubé et bancs) en 1925 par un enfant du pays, l’abbé Fred Schleich, né à Bras en 1861 et y décédé en 1927.

Bombardée et détruite en 1945 — Bras fut au cœur de la bataille des Ardennes — la chapelle Sainte-Gertrude est reconstruite en 1959.

  • Gentilé : les Cobrutois
  • Blason populaire: «les surus» (les souris)
  • Altitude : 460 mètres.

Avant 1793, Cobru comptait 9 maisons et 19 laboureurs. Les neufs maisons se répartissaient de la façon suivante : quatre maisons de première classe, une de deuxième classe et enfin quatre de troisième classe. En effet, ces maisons étaient classées d’après la fortune des gens et l’étendue de la propriété.

En 1821, le village comptait 73 habitants.

En 1891, il comptait 229 personnes, 54 maisons, 16 granges et 30 écuries.

Fagnoux

Petit hameau situé à l’extrémité du village de Vaux.

Foy

Foy est un village belge situé à 4 kilomètres au nord de Bastogne, sur la route d’Houffalize, dans la province de Luxembourg en Région wallonne. Administrativement il fait partie de la ville de Bastogne.

Histoire : 

Lors de la bataille des Ardennes, à la fin de la Seconde Guerre mondiale (décembre 1944), Foy et les environs sont le champ de bataille d’une violente rencontre entre les troupes allemandes et américaines.

Foy est occupé par les troupes allemandes que les troupes américaines, installées dans le Bois Jacques, empêchent d’avancer sur Bastogne. La 101 division aéroportée américaine (la Easy Company) donne l’assaut en janvier 1945 et chasse les allemands de Foy. Les pertes humaines dans les deux camps sont considérables. Des traces de cette bataille sont encore visibles, aussi bien sur certaines maisons de Foy que dans le bois Jacques ou de "trous de souris" ou "trous d'homme" (appelé aussi Fox Hole en Anglais) ont survécu au temps.

Patrimoine : 

  • Le tumulus de Miltombe

Ce tumulus révèle la statue du dieu "Entarabus".

  • Bois Jacques

Ce bois se situe entre les villages de Bizory et de Foy. Durant le rude hiver 44-45, la “Easy Company” était présente dans celui-ci. Au départ, ils étaient 240 soldats : ils vivaient dans des conditions très rudes, dans le froid, la neige, pratiquement sans nourriture, et sans soins médicaux. Un mois plus tard, ils n’étaient plus que 63 en état de combattre. À l’heure actuelle de nombreux « fox hales » attestent encore de la présence des soldats américains.

  • Le cimetière militaire allemand

Dans ce cimetière reposent les corps de 6.807 soldats et officiers allemands morts au cours de la Bataille des Ardennes. Une chapelle remarquable se situe à l'entrée de celui-ci, qui a été inauguré en 1960.

Mémorial Américain de Foy

Le mémorial a été inauguré le 10 septembre 2004. A l'origine, un cimetière américain provisoire se situait à cet endroit. 2701 soldats y reposaient. Cependant, les familles de ces soldats américains réclamaient, pour la plupart, le rapatriement des corps en Amérique. De telle sorte qu’en 1948, une réorganisation complète des cimetières américains d’Europe fut entamée avec la suppression de plusieurs cimetières, notamment celui de Foy, dont les corps furent en partie transférés à Henri-Chapelle (Liège) ou rapatriés en Amérique.

Une marche de 4 jours, nommée «le Périple de la Mémoire», a été organisée afin d’unir symboliquement le Cimetière américain de Henry-Chapelle au Mémorial Américain de Foy.

Notons également que la dépouille du Général Patton repose parmi les 5.076 soldats américains au cimetière de Hamm.

  • Chapelle Sainte-Barbe

Cette chapelle mentionnée dès 1589, a été probablement érigée durant la seconde moitié su XIXe siècle.

Elle a été totalement détruite en 1602 lors de l’incursion des Hollandais dans le Duché du Luxembourg. L’espace rectangulaire achevé par un chevet bisé contient quasi totalement la masse de la tour qui hausse son clocher au-dessus de la partie occidentale.

L’architecte Léon LAMY, d’Arlon, restaura vers 1950, cette construction que l’offensive des Ardennes avait gravement ruinée.

Hardigny

Ce petit hameau proche de Rachamps s’appelait autrefois «Petit Rachamps». Dépourvu de sanctuaires, il possède encore quelques fermes caractéristiques du XIXe siècle de part et d’autre du ruisseau qui le traverse.
 

Hameau rural traversé par un petit ruisseau, Hardigny possède quelques fermes caractéristiques du XIXe siècle dont certaines sont encore en activité. La plupart des habitations sont bâties en pierre de grès ou de schiste et sont parfois blanchies à la chaux. Les encadrements des portes et fenêtres sont souvent réalisés en briques rouges.
Patrimoine

Une nécropole romaine a été découverte.

Une petite chapelle a été édifiée en 1924.

Harzy

Har : désigne montagne

Zy : désigne habitation

Harzy viendrait de Har signifiant montagne et de Zy signifiant habitation


Situation

Ce hameau ardennais est en réalité le prolongement nord-est du village de Wardin. Il s'est implanté dans un vallon arrosé par le petit ruisseau de Harzy, un affluent de la Wiltz qui coule vers le Grand Duché de Luxembourg. Harzy se trouve à environ 7 km à l'est de Bastogne.

Patrimoine

Au centre du hameau, sur la rive droite du ruisseau de Harzy, se trouve la chapelle dédiée à Saint Armand et aux Saints Anges Gardiens. Ce sanctuaire à une seule nef en moellons de grès blanchis a été bâti en 1707. La toiture en ardoises est devancée par un clocheton octogonal à deux étages2lui-même surmonté par un coq en girouette. Un petit cimetière aux croix éparses délimité par un muret en grès entoure complètement l'édifice. Le site de la chapelle et du cimetière est repris sur la liste du patrimoine immobilier classé de Bastogne depuis 1978.

Hemroulle

Blason populaire : «les bak» (les boucs).

Hemroulle est un hameau s'étirant le long d'une rue - la Route Nationale 854 - sur plus d'un kilomètre le long et à proximité de la route menant de Savy à Champs. Il se situe à proximité immédiate de la sortie 53 l'autoroute E25 Liège-Luxembourg et à environ 4 km du centre de Bastogne qui se trouve au sud-est.


Patrimoine :
Sise à un carrefour local, la chapelle du Sacré-Cœur a été construite en 19502 en pierres du pays (grès schisteux).

Ce village est situé à proximité de l’autoroute E25.
Il a été fort éprouvé par la tornade du 20 septembre 1982. Cette tornade accompagnait un violent orage. Les dégâts furent énormes, de nombreuses toitures furent arrachées.

Isle-la-Hesse

Dans ce village, on peut retrouver plusieurs fermes du XIXe siècle.

Zoning industriel.

Livarchamps

Hameau du village de Villers-la-Bonne-Eau, sis au bord du Surbich, il fait aujourd'hui partie de la commune et ville de Bastogne, dans la province de Luxembourg.

Le hameau, qui n'a jamais été paroisse, comprend un petit oratoire dédié à notre-Dame de Lourdes.

Petit hameau assis sur un terrain pentu, composé de quelques maisons de réel intérêt. Parmi celle-ci, une ferme des XVIII et XIXe siècle en deux étapes bien marquées et au volume caractéristique en contrebas de l’oratoire restauré.

Longvilly

Longvilly est une section de la ville belge de Bastogne située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

Ce village est remarquable par un gisement de divers sulfures dont la cérusite, la sphalérite et la pyromorphite.

Lutrebois

Blason population: «mes corbâs» (les corbeaux).

Lutrebois (Lauterbaach1 en luxembourgeois, Lauter-bach en allemand, Lutrubwè en wallon) est un village de l'ancienne commune de Villers-la-Bonne-Eau. Avec Villers-La-Bonne-Eau il fait aujourd'hui partie de la commune de Bastogne dans la province de Luxembourg (Région wallonne de Belgique).

Une petite chapelle est mentionnée dès 1770 au centre du village, sur le flanc nord. Sous l’occupation napoléonienne, elle est fermée en 1807 en raison de son « inadaptation » à recevoir la population pour le culte divin. Après l’indépendance de la Belgique, la chapelle saint Thibaut est réhabilitée, le 6 juin 18343.

En 1871, une chapelle plus grande est construite cette fois côté sud de la vallée. Les peintures sont réalisées en 1920. L’annexe de la sacristie est terminée en 19294. Démolie à l’Offensive de décembre 1944, la chapelle est rebâtie en amont, perpendiculaire à la route. Elle est rectangulaire à pans coupés. L’édifice compte une sacristie située du côté sud du chœur et un jubé au-dessus du hall d’entrée5. Avec la participation du fond des dommages de guerre, les vitraux sont replacés en 1985.

À la chapelle de Lutrebois, comme au cimetière local, sont rattachés les villages de Remoifosse et de Losange.

Lutrebois au cœur de la Bataille des Ardennes : 

Si l’encerclement de Bastogne est connu comme un des lieux névralgiques de la Bataille des Ardennes de décembre 1944, Lutrebois, situé à 5 km au sud sur une ligne de front des plus disputée, est un village meurtri au regard de l’acharnement des troupes allemandes. Libre depuis septembre 1944 de quatre années d’occupation, les habitants sont de nouveau sous le joug allemand dès le 19 décembre lors de l’offensive du maréchal Gerd von Rundstedt. L’envahisseur n’est repoussé définitivement que le 4 janvier 19456.

Le mardi 19 décembre 1944 les blindés américains sont positionnés sur les hauteurs nord de Lutrebois. Face à l’attaque allemande, ils opèrent un repli stratégique sur Marvie et au nord de Remoifosse pour défendre les hauteurs de Bastogne. Le village est assiégé le jour même. Il est une première fois libéré le 29 décembre de la 5e division parachutiste allemande par la 35e division d’infanterie américaine du général G.S. Patton7. Les américains arrivent à Lutrebois après la prise du château de Losange et la conquête difficile des bois séparant les deux localités8. Face à la percée américaine et à l’établissement d’un corridor avec Bastogne, le général H. E. von Manteuffel lance une opération tenaille destinée à couper la N4. Situé à moins d’un kilomètre de la Nationale, Lutrebois est un point stratégique. La 167e division de la volksgrenadiere et la 1ère division blindée S.S., en renfort, reprennent le village dès le 30 décembre9. Il s’en suit un déluge de feu dans cette poche d’Harlange, Lutremange, Villers-La-bonne-Eau et Lutrebois car l’épaisseur de la couche de neige, le verglas et les escarpements fortement boisés constituent une difficulté pour la reconquête du terrain par l’armée américaine10. Le village change de mains à plusieurs reprises. Les terres sont labourées par les obus, les bois déchiquetés, les maisons démolies. Cinq maisons subsistent à Lutrebois, les deux-tiers ont été détruites11. Le 3 janvier 1945, le village, occupé au deux-tiers, est encore une ligne de front. Le jeudi 4, il est définitivement libéré par la 3e armée américaine.

Les habitants de Lutrebois vivent des moments providentiels comme le bombardement de la chapelle quelque instant après que des civils l’aient quittée12. Il en est un autre, le 31 décembre 1944 pour Ernest Zevenne, 35 ans, lorsque le lieutenant allemand Werner Kuln pénètre dans sa maison, route de Villers, où il est en compagnie de Marcel Colson, 37 ans. Le S.S., pistolet en main, les fait monter par le chemin qui conduit au château de Losange. Lorsqu’il charge son pistolet, Ernest Zevenne bondit dans la campagne enneigée. Son ami, lui, est abattu sur le coup. En 1946, Mr. Zevenne, reconnaît, sans hésitation au tribunal militaire de Dachau, le criminel nazi au milieu de quarante autres. Kuln est condamné à mort13. Mais Lutrebois connaît aussi des familles touchées par le deuil. Le 2 janvier, Marie Kemp, 54 ans, son frère Edouard, 58 ans, et sa fille Gilberte, 15 ans, tous les trois sont tués par un obus qui traverse une voûte bétonnée de l’étable. Parmi les victimes, on doit ajouter également Ghislain Louis, 24 ans et fils unique, décédé en mars à la suite d’une longue fièvre. Enfin, en août 45, Edouard Desset, 40 ans et père de trois enfants, est victime d’un éclat d’obus lors de la destruction d’explosifs dans le village14.

Un monument en hommage à la 35e division d’infanterie américaine a été érigé entre Villers-la-bonne-Eau et Lutremange en souvenir des durs combats de la poche d’Harlange, encore appelée triangle de la désolation. À proximité se trouve une croix à la mémoire des défunts de la paroisse décédés durant l’offensive15.

La Reine Mathilde de Belgique et Lutrebois

La Reine Mathilde d'Udekem d'Acoz a été baptisée en la chapelle de Lutrebois le dimanche 11 février 1973, fête de Notre-Dame de Lourdes, par l'abbé Jean Godenir, curé de Villers-La-Bonne-Eau. Une épitaphe située près de l'autel de la Vierge rappelle l'évènement.

Plusieurs membres de la famille de la Reine Mathilde de Belgique sont enterrés au cimentière de la localité : son père, le Comte Patrick d'Udekem d'Acoz (+2008) et sa sœur Marie-Alix (+1997). Sont présents également ses grands-parents maternels : le Comte Léon Michaël Komorowski (+1992) et son épouse, la Princesse Zophia Maria Sapieha (+ 1997).

Pendant l’ancien régime, il dépendait de la mairie de Doncols.

En 1823, on le rattacha à la commune de Villers-la-Bonne-Eau.

En 1976, il est intégré à la commune de Bastogne.

Lutremange

Lutremange est un petit hameau pittoresque situé au sein du village de Villers-la-Bonne-Eau. Les habitants de ce lieu sont connus sous le nom de Lutremangeois, une appellation. Les habitants sont également familièrement appelés «les sbarous».

Lutrebois fait partie de la commune de Bastogne dans la province de Luxembourg, en Région wallonne de Belgique. Ce hameau, bien que modeste en taille, possède un charme particulier qui en fait un lieu de résidence agréable et un endroit où la communauté locale se sent profondément enracinée.

Luzery

Luzery est un hameau belge de la ville de Bastogne, en province de Luxembourg (Région wallonne de Belgique).

Situation et description

Luzery est un hameau du plateau ardennais proche de Bastogne dont le centre (place Général Mc Auliffe) se trouve à 2,5 km au sud. Le hameau est bordé à l'ouest par la route nationale 30 Liège-Bastogne. L'altitude oscille entre 505 m et 520 m.

Profitant d'une situation géographique intéressante à la fois proche de Bastogne et de la sortie 53 de l'autoroute E25, Luzery s'est considérablement développé par l'ajout de nombreuses constructions récentes. Le hameau jouxte l'importante carrière du Mardasson située plus à l'est.

Mageret est un village belge de la commune et ville de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Ce village du plateau ardennais est traversé par la route nationale 874 qui va de Bastogne à Longvilly et à la frontière luxembourgeoise. Mageret, entouré par les localités de Bizory, Neffe, Benonchamps et Arloncourt, se trouve à environ 6 km à l'est du centre de Bastogne.

La localité se compose d'anciennes fermettes bâties en pierre du pays ou recouvertes de crépi et de nouvelles constructions de type pavillonnaire.

La chapelle Saint Martin a été reconstruite en 1962 en moellons de grès d'après les plans de l'architecte Albert Miest. Elle remplace un édifice de 1586. La flèche du clocher est très acérée. La chapelle se trouve au bord d'une place où l'on peut voir une tourelle de char M4 Sherman, vestige de la Bataille des Ardennes.

Histoire

Le 19 décembre 1944, lors de la Bataille des Ardennes et plus précisément du siège de Bastogne, le village est le cadre d’âpres combats. Quinze chars allemands sont détruits mais l'armée américaine perd aussi de nombreux blindés. Mageret demeure occupé par les troupes allemandes jusqu’au 13 janvier 19452.

Blason populaire: "les chaffions"

Marenwez

  • «mar»: mare, marécage.
  • «wer»: gué, passage ou chemin populaire

Marvie

  • Marviétois
  • "mara": mare, marécage et "vie": chemin

Marvie est un village de la ville belge de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg. 

Situé au sud-est du centre-ville de Bastogne, le village est contourné au nord-est par la route nationale 84 reliant le centre-ville et la frontière luxembourgeoise.

Michamps

  • Michamps signifie "Au milieu des champs".
  • Blason populaire: les «bês-èfants» (les beaux enfants)

Situation

Michamps est un village belge de la ville de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Il se situe dans un environnement de prairies sur le plateau ardennais à une altitude allant de 500 m à 520 m et à la source du petit ruisseau de Michamps. Il est traversé du nord au sud par la route nationale 838 Gouvy-Arloncourt. Le hameau se trouve entre les localités de Bourcy et Arloncourt et avoisine le hameau d'Oubourcy. Michamps se situe à environ 10 km au nord-est de Bastogne.

Patrimoine

La chapelle dédiée à Saint Hubert est mentionnée dès 1589. En 1890 et en 2006, des transformations et restaurations ont été effectuées. Construite en pierres de grès schisteux, elle est pourvue d'une porte et d'une douzaine de petites fenêtres en ogive avec encadrements en pierre de taille. Les fenêtres sont décorées de vitraux placés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Activités

Au sud-est du village se trouve le Centre de Michamps, un centre d’information agricole créé en 1965 sur le site d'une ancienne tannerie dans le but de permettre la diffusion des résultats des recherches d'un laboratoire d’écologie des prairies (dépendant de la faculté des sciences agronomiques de l’Université catholique de Louvain) et d’aider les agriculteurs à mieux gérer leur exploitation. Cette institution est soutenue par la Province du Luxembourg, l’Université catholique de Louvain et le Service Public de la région Wallonne.

La petite école de Michamps (enseignement libre) diffuse un enseignement adapté aux enfants atteints de surdité ou d'un retard massif du développement spontané du langage.

Moinet

Moinet est un village belge de la ville de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Avant la fusion des communes, il faisait partie de la commune de Longvilly.

  • Blason populaire: «les lumçons» (les limaçons)


Ce petit village du plateau ardennais se situe à l'abri d'une colline boisée. Il se trouve entre les localités de Bourcy et Longvilly à environ 13 km au nord-est de Bastogne et à 2 km à l'ouest de la frontière belgo-luxembourgeoise. Il est entouré de nombreuses zones humides très intéressantes du point de vue biologique.

  • Patrimoine

L'église Saint-Brice a été bâtie en 1902. Précédemment, deux autres édifices religieux avaient été construits dans le village en 1608 et 1715. L'église actuelle est construite en moellons de grès. Le clocher est désaxé par rapport à la nef. Les vitraux datent des années 1950. Ils occupent des baies en ogive avec encadrements en pierre de taille.

Moinet possède aussi deux petites chapelles : la chapelle Philippart et la chapelle à Notre-Dame de Lourdes1.

Mont

Mont est un hameau belge de la commune et ville de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Avant la fusion des communes, Mont faisait partie de la commune de Wardin.

Situation et description

Ce hameau ardennais se trouve sur le versant sud de la Wiltz et à l'est de la ville de Bastogne dont le centre se situe à 2,5 km. Il se situe à une altitude de 480 m en direction du village de Wardin et du hameau de Neffe.

Mont est un hameau à caractère rural comprenant plusieurs anciennes fermes dont quelques-unes sont toujours en activité.

Le long de la route menant à Bastogne, une suite ininterrompue de constructions récentes relie désormais le hameau à la ville.

Plusieurs anciennes fermes.

Neffe

Neffe est un hameau belge de la commune et ville de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Avant la fusion des communes, il faisait partie de la commune de Wardin.

  • Étymologie

Neffe viendrait du latin Novus signifiant "neuf". Les habitants sont surnommés les Fénèsses ce qui signifie en wallon les Herbes sèches.

  • Situation

Ce hameau ardennais se situe sur la rive gauche de la Wiltz qui coule vers le Grand Duché de Luxembourg. Il est aussi traversé par la route nationale 874 qui va de Bastogne (se trouvant à environ 4 km à l'ouest) à Longvilly.

  • Description et patrimoine

Le noyau central du hameau est formé de plusieurs fermes et fermettes en pierre du pays. Le hameau s'est considérablement agrandi par la construction de nombreuses maisons principalement le long de la route nationale 874 vers Bastogne et vers Mageret.

Au centre du hameau, à un carrefour, se trouve la chapelle Saint Christophe bâtie en style néo-roman en 1932.

  • Histoire

Neffe fut le cadre d'une confrontation directe entre Allemands et Américains pendant la Bataille des Ardennes. Le 18 décembre 1944, les blindés américains en position dans le hameau tentent de s’opposer à l’avance de la Panzer Lehr allemande. Après de violents combats, les Américains se replient sur Bastogne et abandonnent la localité. Neffe est finalement libéré le 1er janvier 1945.

  • Loisirs

Neffe est traversé d'ouest en est par le RAVeL empruntant l'ancienne ligne de chemin de fer 164 Bastogne-Wiltz.

Le sentier de grande randonnée 15 Montjoie-Martelange-Arlon passe à Neffe.

Noville

Noville ou Noville-lez-Bastogne (en wallon Noveye-dilé-Bastogne) est une section de la ville belge de Bastogne située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Étymologie: Nouville en 1304, Nova villa, en 1340. Signifie "nouvelle métairie".

Blason populaire: «les câsseûs d’boteye» (les casseurs de bouteilles).

 

Histoire

Sous le régime français, fusionne avec Cobru, Foy, Recogne et Vaux.

En 1823, Noville fusionne avec les communes de Luzery et Rachamps, mais sans Arloncourt, Bourcy, Michamps, et Oubourcy qui se séparent de Rachamps pour fusionner avec Longvilly.

En 1944, lors de la bataille des Ardennes, le village subit d'importantes destructions et les SS y fusillèrent plusieurs otages dont le curé de la paroisse.

Le village est implanté sur le versant sud-ouest d’un plateau vallonné à une altitude de 477m.
L’origine du village remonte à la période romaine.

Oubourcy

Oubourcy (lb: Obortsich) est un hameau belge de la ville de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Avant la fusion des communes, il faisait partie de la commune de Longvilly.

«Haut» élevé sur la hauteur «Ou» pour haut, élevé.

  • Étymologie

Son nom vient de Ou signifiant Haut, de Bur signifiant Source et de Cy signifiant la demeure.

  • Situation

Le hameau se situe sur le plateau ardennais à une altitude d'environ 505 m. Il avoisine les hameaux d'Arloncourt et Michamps qui est le prolongement nord de la localité. Il se trouve à environ 10 km au nord-est du centre de Bastogne.

  • Description et patrimoine

Hameau à vocation agricole, Oubourcy compte plusieurs fermes en activité. La grande majorité des habitations est construite en moellons de grès ou de grès schisteux avec encadrements des portes et fenêtres en briques donnant une belle unité de ton à cette petite localité à l'habitat assez concentré.

Tranchant au milieu de ces constructions en grès, la petite chapelle dédiée à Saint Pierre est recouverte d'un crépi de couleur blanche. Ce petit édifice religieux comportant une seule nef et un clocheton carré est cité dès 1589 et a été restauré après la bataille des Ardennes.


En 1469, Oubourcy comptait 4 maisons, 2 en 1719 et 7 en 1891.
En 1802, Oubourcy faisait partie de la commune de Noville, canton de Bastogne, de même que les billages de Arloncourt, Bourcy, Cobru, Wez, Foy, Michamps, Noville, Oubourcy, Recogne et Vaux.
Oubourcy sur la hauteur, par opposition à Bourcy, dans un lieu basé.

Rachamps est un village situé dans l’Ardenne belge, au nord de Bastogne, dans la province de Luxembourg. Son nom provient de la déformation de « raides champs », une appellation qui reflète bien la topographie locale avec des pentes marquées et des sommets culminant autour de 480 mètres, englobant également le hameau voisin d’Hardigny, parfois appelé « petite-Rachamps ». Le village se déploie au cœur du massif ardennais, à une altitude comprise entre 450 et 500 mètres.

Au début des années 1990, un projet de bocage ardennais a été initié par cinq agriculteurs afin de revitaliser le paysage agricole, alors pauvre en biodiversité. Ce projet a permis la plantation de 12 km de haies et d’alignements d’arbres, principalement des hêtres, favorisant la protection du bétail contre les intempéries et améliorant la biodiversité animale et végétale. L’action a bénéficié du soutien du Programme de Développement Intégré, de la Région Wallonne et de l’Union européenne, aboutissant à la plantation d’environ 25.000 arbres. C’est également dans ce bocage que prend sa source le ruisseau de Cowan, affluent de l’Ourthe orientale, rattachée au bassin hydrographique de la Meuse.

Sur le plan historique, Rachamps apparaît dès 1088 comme une seigneurie ecclésiastique rattachée initialement au prieuré d’Aywaille. Au fil du temps, la seigneurie fut transmise à plusieurs entités, notamment aux Jésuites de 1603 à 1773 qui administraient les revenus pour financer l’enseignement au collège de Luxembourg. Après la dissolution des Jésuites et la vente publique de la seigneurie en 1778, Rachamps fut intégré au département des Forêts de la Première République Française en 1795, date à laquelle il devint commune autonome puis fut rattaché en 1823 à la commune de Noville avant d’être incorporé à Bastogne en 1977 lors de la fusion des communes.

L’église Saint-Lambert, classée monument historique, compte parmi les principaux édifices patrimoniaux du village. Sa tour, datant du XIe siècle, précède la nef construite en 1725 et consacrée en 1730. Le XVIIe et XVIIIe siècles ont vu de nombreuses modifications, notamment la restauration du clocher et l’ajout d’un transept. Le mobilier, en grande partie réalisé dans les années 1726-1727 et restauré au XXe siècle, attire les amateurs d’art religieux avec ses autels sculptés, sa chaire et ses retables.

Rachamps possède plusieurs bâtiments protégés, notamment le presbytère bâti au XVIIIe siècle pour les Jésuites, l’ancien lavoir public du XIXe siècle et l’ancienne chapelle Saint-Donat, rénovée vers 1950. Un arbre de la liberté, planté en 2002 en hommage aux vétérans américains de la bataille de 1944, se situe au pied de l’église. Près de l’école, l’ancien couvent a été aménagé en salles de fête, renforçant le rôle communautaire du village.

Recogne

Recogne est un hameau de la ville belge de Bastogne située en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Il se trouve à 4 kilomètres au nord du centre-ville, sur la route qui relie Foy à Longchamps.

  • Histoire

Recogne s’est trouvé au cœur d'une des plus meurtrières offensives alliées contre les Allemands durant la bataille des Ardennes, en décembre 1944 et janvier 1945.

Le cimetière allemand. Les corps de 6 807 soldats et officiers allemands – le plus jeune avait dix-sept ans –, dont 3 000 morts durant la bataille des Ardennes, furent rassemblés dans ce cimetière situé sur la route de Foy, à la sortie du hameau. Il fut inauguré en 19601.

Le monument aux soldats indiens. Plusieurs centaines de soldats indiens d’Amérique du Nord sont morts durant l’offensive. Un monument fut érigé à leur mémoire en 1994.

La chapelle Saint-Donat date de 1872. Le mobilier intérieur est intéressant.

La ferme des Bisons, où sont élevés 300 bisons d'Amérique.

  • Histoire et patrimoine

Ferme du XIXe siècle, fut une ancienne propriété des jésuites du Luxembourg.

 Remoifosse

Présence de tombelles, tertres de terre dans lesquels on inhumait les défunts, à la période de la Tène (de 470 avant J-C à la naissance de Christ).

Ce village est situé à proximité de la Nationale 4.

Les gens sont appelés familièrement Miyots, du nom wallon de la buse.

Savy est un village ardennais proche de Bastogne dont le centre de la ville (place Général Mc Auliffe) se trouve à 3 km au sud. Le hameau est entouré par trois axes routiers importants : les routes nationales 834 et 854 ainsi que l'autoroute E25 Liège-Luxembourg dont la sortie 53 se situe à proximité immédiate de la localité. L'altitude y avoisine les 500 m.

Savy compte plusieurs anciennes fermes. De nombreuses constructions plus récentes se sont ajoutées.

 Senonchamps


Senonchamps est un village de l'Ardenne belge, sis au Nord-Ouest de la ville de Bastogne, dans la province de Luxembourg. C'est le village le plus occidental de la commune de Bastogne dont le centre de la ville se situe à environ 4 km à l'est. Quatre rues sont bordées de constructions anciennes et nouvelles menant à un carrefour où se trouve l'église Saint-Remacle. Ce village du plateau ardennais se trouve à une altitude allant de 510 à 550 m.

La chapelle dédiée à saint Remacle a la particularité d'avoir été édifiée par les habitants du village même sans aucune aide publique. Elle a été bâtie en moellons de grès vers 19351. Endommagée durant la Bataille des Ardennes, elle a été restaurée.

L'ancienne voie romaine allant de Tongres à Arlon passe par Senonchamps. Traversant du Nord au sud, et à l'Eet du centre du village, la voie romaine n'est plus qu'un chemin de terre sur le territoire de Senonchamps.

Blason populaire: «les foyants» (les taupes).

Vaux

  • «Va»: fond du vallon
  • populaire: «les leus» (les loups).

Vaux est un village belge de la commune et ville de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Situation

Vaux est une localité traversée par le ruisseau de Petite-Eau appelé localement ruisseau de Vaux. Deux axes routiers importants passent de chaque côté du village sans le traverser : l'autoroute E25 à l'ouest et la route nationale 30 Liège-Bastogne à l'est. La ville de Bastogne se trouve à 11 km au sud.

Description

Cette localité ardennaise étire ses habitations sur les deux rives et les versants en pente douce du ruisseau de Petite-Eau. Les constructions les plus anciennes sont des fermettes bâties en pierre de schiste ou de grès dont les encadrements des portes et des fenêtres sont parées de brique rouge. De nombreuses habitations de construction récente se sont implantées le long de la route menant au petit hameau de Fagnoux.

Patrimoine

La chapelle Saint Monon a été construite en 1907 en moellons de grès et pierre de taille. Comme beaucoup de constructions du village, la chapelle fut endommagée pendant la Bataille des Ardennes et restaurée peu après.

Vaux compte aussi un ancien moulin à eau situé sur un bief de la Petite-Eau.

Activités

Vaux compte un club de football, la Royale Entente Sportive Vaux-Noville dont les terrains et les installations se trouvent sur les hauteurs du village.

  • Villers est villa et la bonne eau indique une source de bonne eau.
  • Blason populaire: «les djenisses»

Villers-la-Bonne-Eau (en wallon Viyè, en luxembourgeois Weller/Wellerbaach) est une section de la ville belge de Bastogne située en Région wallonne dans la province de Luxembourg. C'était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977.

À proximité de la route nationale 4, entre Bastogne et Martelange, ce village typique de l'Ardenne est lové au cœur des épaisses forêts d'épicéas à un jet de pierre de la frontière luxembourgeoise.

Il est surtout connu pour le château de Losange qui appartient à la famille d'Udekem d'Acoz, dont est issue la reine Mathilde de Belgique.

Dans la tourmente de la bataille des Ardennes en janvier 1945

Extrait du mémorial US2: « Le 10 janvier 1945, le 137e Régiment de la 35e Division US est enfin maître de Villers-la-Bonne-Eau, après 13 jours de combats. Le 11 janvier, Lutremange est libéré... plus de 100.000 obus américains tombèrent sur le massif s'étalant de Lutremange à Bras pendant la durée de la bataille. À Villers-la-Bonne-Eau, seuls 3 immeubles sont restés sur 17 ».

À flanc de couteau, village à l’habitat dispersé et étiré, presque entièrement reconstruit après 1945. Au N-O et au S-E, deux petites chapelles de plan carré, sous bâtière d’ardoises.

"On raconte que Villers-la Bonne-Eau tire son nom d’une fontaine voisine de l’Eglise. D’après la légende, un incendie s’était déclaré qui menaçait de consumer tout le village ; les habitants s’adressèrent à leur patronne Saint-Barbe, et aussitôt une source jaillit et ils purent ainsi arrêter l’élément destructeur".

Cette fontaine existe encore aujourd’hui et, de mémoire d’homme, on ne se souvient pas qu’elle ait jamais tari. La destruction attribue à cette eau une vertu merveilleuse pour la guérison de certaines infirmités.

  • «War»: garder, protéger, défendre et «in»: terminaison désignant une habitation

Wardin (en wallon Wârdin, en luxembourgeois Waardéng/Wardicht) est une section de la ville belge de Bastogne située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Situé à l’est du centre-ville de Bastogne, le village est délimité au sud par la route nationale 84 reliant le centre-ville et la frontière luxembourgeoise. Il se trouve à mi-chemin du centre-ville et du Grand-Duché.

Wardin fusionna en 1823 avec la commune de Harzy tandis que les villages de Bizory, Marvie, Mont et Neffe furent enlevés à Bastogne. À la fusion des communes de 1977, la 

Wicourt est un hameau belge de la commune et ville de Bastogne situé en Région wallonne dans la province de Luxembourg. Avant la fusion des communes, Wicourt faisait partie de la commune de Noville.

Wicourt est la localité située le plus au nord de la commune de Bastogne dont le centre se trouve à environ 11 km au sud. Houffalize et la vallée de l'Ourthe se situent à un peu plus de 6 km au nord. Le hameau s'étire le long d'une route de campagne qui s'extrait de la route nationale 30 Liège-Bastogne, la longe puis s'y raccorde 1.200 m plus loin.

Entourée de prairies, cette localité ardennaise possède un noyau central ancien comptant plusieurs fermettes de caractère entourant la chapelle Saint Hubert. De part et d'autre de ce noyau ancien, de nombreuses habitations de type pavillonnaire ont été construites.

Au centre du hameau, la chapelle Saint Hubert blanchie à la chaux possède une seule nef, un chevet à pans coupés, une toiture en ardoises et un clocheton original à deux étages dont le niveau supérieur est hexagonal. L'édifice est daté (au-dessus de la porte) de 1751 mais cette année serait celle d'une restauration, la chapelle ayant été vraisemblablement bâtie vers 16662.

En face de la chapelle, une petite aire de repos comprend une fontaine coulant dans des bacs en pierre entre un saule pleureur et un hêtre pourpre.