Pôle Culture : un projet unique en Province de Luxembourg
GENÈSE DU PROJET
POURQUOI UN "PÔLE" CULTURE ?
Dès leur entrée en fonction en 2012, le Bourgmestre, Benoît LUTGEN, et l'Échevin de la Culture, Fabian LAFONTAINE, ont mené une large réflexion sur le potentiel culturel de Bastogne.
Leur ambition était claire : faire de la Culture un levier d'attractivité et de cohésion sociale. Leur volonté était de rassembler les acteurs culturels du territoire en un seul lieu pour décloisonner les pratiques individuelles, favoriser les synergies, faire rayonner la Culture sur l'ensemble du territoire et surtout, la rendre plus accessible.
Afin de répondre au mieux à leurs pratiques et leurs réalités de terrain, tous les acteurs culturels de la commune ont été consultés et ont pu ainsi exprimer leurs attentes, leurs besoins, leurs avis et leurs idées.
L'ancien Petit Séminaire, plus particulièrement l'Aile VAN GHELUWE, s'est imposé naturellement pour accueillir ce projet culturel fédérateur. Ce lieu de vie porte la mémoire des générations passées et ouvre la voie aux imaginaires de demain.
Pour concrétiser son projet de Pôle Culture, novateur dans la région, Bastogne a décroché un soutien financier important du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) et de la Wallonie.
La Commune a également pu compter sur Richard CONSTANT, d'IDELUX Projets publics, pour la gestion et la coordination du chantier, qui comportait :
- la rénovation complète de l’Aile VAN GHELUWE, avec la création d’un espace convivial dédié notamment aux expositions, d’espaces modulables, d’une cafétéria, d’une terrasse ainsi que des locaux pour accueillir différents services administratifs ;
- la création d’une galerie de liaison entre l’Espace 23 et l’Aile VAN GHELUWE ;
- le réaménagement du Jardin d’Honneur pour offrir aux visiteurs un espace extérieur accueillant et confortable.
Le projet architectural, quant à lui, a été confié à l'Atelier Pierre HEBBELINCK, accompagné de L’Arche Claire. Le consortium a su traduire avec talent les objectifs et la vision de Bastogne en un espace à la fois respectueux du patrimoine et ouvert sur l'avenir.
AUJOURD'HUI
Aujourd’hui, le Pôle Culture, qui se déploie sur près de 6.000 m2, accueille trois opérateurs permanents : le Centre culturel de Bastogne, le Musée de la Grande Ardenne et L’Orangerie, Espace d’art contemporain.
Leur coordination est assurée par l’asbl Pôle Culture, présidée par Michel FRANCARD. En charge de la gestion des infrastructures, l'asbl a aussi pour objectif de proposer de nouvelles expériences culturelles sur l'ensemble du territoire de la Commune – quartiers et villages.
Ce lieu vivant et collaboratif est à la fois une maison de créativité pour tous les acteurs culturels de la région et un carrefour citoyen où se croisent expositions, spectacles, concerts et ateliers.
Le Pôle est un outil unique et innovant en Province de Luxembourg, et même en Wallonie ! Enrichissant l'offre culturelle de Bastogne, il a l'ambition d'être un moteur de développement touristique et économique !
Tout comme le Bastogne War Museum, les Bastogne War Rooms et, prochainement, le Centre de référence du Vélo, il renforce encore l'attractivité de la ville tout en favorisant le tourisme de séjour. Le commerce local, lui aussi, bénéficie des retombées positives de tous ces projets structurants, qui consolident Bastogne comme une destination incontournable au cœur de l'Ardenne.
ET DEMAIN
La création du Pôle Culture s’inscrit pleinement dans une dynamique plus large de revitalisation du Quartier latin.
Bastogne entend redonner vie à ce cœur historique en développant prochainement d'autres projets complémentaires : accueil d'artistes en résidence, valorisation de la Porte de Trèves, restauration de l'Église Saint-Pierre, rénovation de la salle Jean XXIII, réaménagement de la Maison Mathelin…
"Comme tous les grands projets que nous portons, le Pôle Culture participe au rayonnement de Bastogne en valorisant son patrimoine et en renforçant son attractivité. Nous voulons offrir une ville riche en activités, où les familles, les touristes et les visiteurs peuvent profiter d'espaces pour se cultiver, se divertir et partager. Bienvenue à tous !" – Benoît LUTGEN.
Le Bourgmestre remercie chaleureusement tous ceux qui ont contribué à la concrétisation de ce Pôle Culture. Il tient à saluer particulièrement l’engagement de Fabian LAFONTAINE et de Karin STILMANT, qui se sont succédé dans la fonction d’Échevin de la Culture et qui ont accompagné l’élaboration de ce projet ambitieux. Ses remerciements s'adressent aussi à Michel FRANCARD, à Richard CONSTANT, à l’ensemble des acteurs culturels, aux architectes et aux entreprises qui ont uni leurs forces pour donner vie à ce lieu emblématique, ainsi qu'à l'Europe et à la Wallonie dont le soutien a été déterminant.
UN PROJET ARCHITECTURAL QUI TRADUIT LES OBJECTIFS DE LA VILLE
Imaginé et réalisé par l’atelier d’architecture Pierre HEBBELINCK en association avec l’Arche Claire, ce projet se distingue par son ambition : créer un lieu de rencontre et de liens, réunissant dans un même espace le Centre culturel de Bastogne, le Musée de la Grande Ardenne et L’Orangerie, Espace d’art contemporain. C’est un projet architectural et artistique d’envergure, pensé comme un espace de connexions. Le bâtiment incarne un dialogue entre patrimoine et création contemporaine. Il est enrichi d’interventions artistiques, d’une démarche photographique et de pièces de design spécialement conçues pour lui.
UN CONTEXTE ET UNE VISION
Lorsque l’atelier d’architecture Pierre HEBBELINCK, en association avec l’Arche Claire, a concouru en 2017 pour la transformation du Petit Séminaire de Bastogne, deux constats s’imposaient : la paupérisation croissante du secteur culturel et la nécessité de concevoir l’architecture comme outil de création et de réflexion politique. Le projet visait à renforcer le rôle des opérateurs culturels auprès de leurs publics et au cœur de Bastogne en leur offrant un outil commun, capable de multiplier leurs actions et d’encourager la coopération.
UNE STRATÉGIE ÉVOLUTIVE
Le chantier s’est déployé par itérations successives : le programme a évolué, intégrant progressivement plusieurs opérateurs culturels pour constituer une entité commune. La stratégie spatiale définie dès le concours – créer des connexions entre les différentes parties – s’est révélée particulièrement adaptée à cette dynamique.
UNE ARCHITECTURE DES LIENS
La proposition architecturale repose sur trois piliers :
- des circulations claires et lisibles, permettant de relier les espaces tout en offrant des vues sur la ville et le paysage ;
- la continuité architecturale : l’ossature bois peinte, inspirée de l’approche de Jacques WINDESHAUSEN (l’architecte qui, il y a une vingtaine d’années, avait déjà contribué à la restauration du bâtiment), prolonge l’existant sans imposer un style nouveau ;
- un substrat historique riche : le projet dialogue avec l’intervention moderniste radicale de Roger BASTIN (béton apparent, découpes monumentales dans les murs anciens), à qui l’on doit l’extension du Petit Séminaire à la fin des années cinquante.
UNE OUVERTURE SUR LA VILLE
Grâce à sa position de promontoire, le bâtiment valorise ses espaces internes et externes comme autant de prolongements de l’espace public :
- la future placette et l’augmentation du volume d’accueil dans l’axe de la Grand’rue ;
- des vues dégagées sur la vallée et les zones arborées ;
- une galerie de liaison ouverte sur le jardin d’honneur, créant un dialogue visuel entre le Musée Piconrue et la salle Jean XXIII.
UN PROJET ARCHITECTURAL QUI INTÈGRE DES ŒUVRES ARTISTIQUES
Jean GLIBERT - OEUVRE INTÉGRÉE – POSTHUME
L’artiste belge Jean GLIBERT (1938-2024), figure majeure de l’art lié à l’architecture, décédé en janvier 2024, a conçu deux œuvres intégrées dans le projet architectural. Ces interventions posthumes marquent l’aboutissement d’un parcours créatif et témoignent d’une démarche à la fois subtile et radicale. Ces deux créations représentent ses dernières œuvres intégrées à un projet architectural :
- les baies de l’Aile VAN GHELUWE : par un jeu de tissus et miroirs souples insérés entre fenêtres et cloisons, il révèle profondeur et couleur, ouvrant de nouvelles perspectives visuelles ;
- la cage d’escalier principale : il transforme ce lieu de circulation en un espace vibrant, jouant sur les contrastes entre noir et argenté, reflets et brillances, pour multiplier les points de vue et renforcer la cohérence verticale du bâtiment.
La collaboration entre Pierre HEBBELINCK et Jean GLIBERT remonte à trois décennies. L’artiste, qui définissait son travail comme celui d’un « peintre en bâtiment », n’intervenait par des œuvres colorées puissantes que dans le cadre de projets architecturaux ou d’infrastructures. Son exposition rétrospective à Bozar en 2017-2018 s’intitulait d’ailleurs : « peintre en bâtiment ».
« Pour l’architecte, la cage d’escalier est le lien entre tous les espaces. Elle offre des possibilités réflexives dynamiques et elle est un argument majeur pour indiquer que l’architecture peut, dans un monde en déconstruction, favoriser une culture des liens. GLIBERT saisit cette opportunité pour augmenter la cohérence de ce grand ensemble vertical (deux triangles montent à l’assaut de l’espace). Mais en même temps, il révèle et souligne l’infini des situations singulières produites par le contraste de deux couleurs (noir et argenté), de brillances et reflets. Il nous donne envie d’avoir des yeux dans le dos. » — Pierre HEBBELINCK
Adam PALUCH
Le photographe polonais né à Londres et installé en Wallonie, Adam PALUCH (né en 2003), a accompagné le chantier entre 2023 et 2024. Ses clichés, à la fois argentiques et numériques, mettent en lumière la matière brute, la poussière et l’effort collectif dans la construction, en contraste avec la précision du bâtiment achevé. Ses tirages, présentés en grands formats et en petites impressions intimes, composent un récit visuel qui enrichit l’exposition inaugurale.
« Le chantier de construction est toujours une blessure : blessure faite à la ville, aux bâtiments, aux récits antérieurs. Sur sa durée, alors qu’il tend à l’achèvement d’une architecture, le chantier est un monde d’hommes et de femmes, d’échanges, de confrontations parfois, mais actionne avant tout un but commun. Les diverses phases, de la déconstruction à la reconstruction, offrent des opportunités uniques au regard du photographe… PALUCH a révélé et sublimé ces moments épars où hommes et matières convergent vers un horizon bâti. » — Pierre HEBBELINCK
Mario GARZANITI - DESIGN
Architecte et designer, Mario GARZANITI a conçu la table oIrAM, présentée pour la première fois dans un équipement public. Inspirée de la table bistrot portugaise, elle est réalisée en acier inoxydable et nylon, avec une découpe laser CNC. De son petit nom “attrape-ciel” cette table au plateau réfléchissant agit comme un miroir : une face capte le ciel, l’autre renvoie une lumière colorée.
Dès 2016, son activité s’écarte peu à peu de l’architecture pour se concentrer progressivement sur l’image (design, peinture, lithographie, photographie). Trompettiste amateur, Mario GARZANITI crée le design d’une trompette, oIrAM, produite par Hub VAN LAAR aux Pays-Bas et aujourd’hui utilisée par de grands noms du Jazz dont Ibrahim MAALOUF.
« Mario GARZANITI nous offre une complicité essentielle dans le projet de Bastogne en matérialisant le rassemblement des opérateurs culturels sous la forme d’une table. Elle est aussi un miroir. Elle démontre que le design est avant tout une question d’échelle, d’ergonomie, de mécaniques savantes pour plier et ranger. Par un sens inné de l’oxymore, reflet de sa passion pour le dadaïsme, il introduit de manière efficiente et rationnelle une véritable poésie. » — Pierre HEBBELINCK
UNE OFFRE CULTURELLE RICHE ET DIVERSIFIÉE
Le Pôle Culture incarne bien plus qu’une infrastructure dédiée à la Culture ! Il encourage les synergies pour créer des opportunités uniques d’échanges et de découvertes en fédérant les acteurs culturels du Pays de Bastogne.
Grâce à leurs styles et thématiques variés, les trois résidents permanents - le Centre culturel de Bastogne, le Musée de la Grande Ardenne et L’Orangerie, Espace d’art contemporain - assurent le dynamisme et le développement de l’offre culturelle proposée au Pôle. Nourris par les acteurs culturels de tout le territoire, leur objectif commun est de renforcer les liens entre les organismes actifs dans le domaine de la culture et de développer des activités culturelles de qualité et accessibles à des publics variés. Le Pôle Culture offre aux artistes un espace pour exposer leurs œuvres, se produire sur scène et partager leur passion avec le public, tout en favorisant l’accès à la culture au plus grand nombre.
Ancré dans un territoire marqué par l’histoire et la mémoire, le Pôle Culture s’inscrit également comme un atout touristique majeur pour Bastogne. Il participe à l’attractivité de la région en offrant aux visiteurs un parcours culturel complet et complémentaire à l’offre touristique déjà présente sur le territoire.
LES INVESTISSEMENTS PUBLICS
Coût total du projet : 9,6 millions € dont :
- 4,9 millions € financés par la Ville de Bastogne sur fonds propres ;
- 3,5 millions € financés par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) ;
- 1,2 million € financé par le Centre Régional d’Aide aux Communes (CRAC) de la Région wallonne.
LES PARTENAIRES DU PÔLE
IDELUX Projets publics
IDELUX Projets publics est l’Intercommunale de la province de Luxembourg qui œuvre au service des 44 communes en privilégiant l’ouverture pluricommunale et le développement durable.
Ses objectifs sont d’accompagner les communes dans leurs réflexions stratégiques, de concrétiser leurs projets sur le terrain en apportant une expertise administrative, technique, juridique, financière… dans des domaines variés tels que le tourisme, les aménagements urbains et sportifs, les bâtiments publics, le logement, la mobilité douce, les projets Smart, l’énergie, la gestion des terres…
Dans le cadre du projet du Pôle Culture, IDELUX joue un rôle central en tant que coordinateur et garant de sa bonne réalisation. L’intercommunale assure le suivi administratif, technique et financier du projet tout en veillant à ce que les objectifs fixés par les opérateurs et la Ville soient atteints. Elle s’assure également du respect des démarches et des conditions liées aux financements européens FEDER 2014-2020, en particulier de l’échéance cruciale d’éligibilité des dépenses fixée au 31 décembre 2023. Véritable chef d’orchestre, IDELUX coordonne l’ensemble des intervenants — auteurs de projet, entreprises, opérateurs culturels, Ville, bailleurs de subsides — afin de garantir la cohérence du processus et la concrétisation du résultat attendu.
Plus d’infos sur www.idelux.be
Centre régional d’aide aux communes (crac)
Le Centre régional d’Aide aux Communes est un Organisme d'Intérêt Public créé au sein de la Région wallonne par le décret du 23 mars 1995. Il est doté de la personnalité juridique (UAP de type 1 au sens du Décret du 15 décembre 2001), dont la tutelle est assurée par le Ministre des Pouvoirs locaux.
Ses objectifs sont doubles :
- apporter une solution structurelle à la problématique des déficits de trésorerie des Communes au moyen du Compte Régional pour l'Aide aux Communes ;
- contribuer par une mission d'accompagnement et de conseils en matière de gestion financière à l'équilibre budgétaire durable des Pouvoirs locaux au moyen d’un suivi et d’un contrôle des plans de gestion adoptés (Moniteur Belge du 5 avril 1995).
Plus d’infos sur https://crac.wallonie.be
FEDER
Le Fonds européen de développement régional (FEDER) est l'un des leviers financiers de la politique de Cohésion de l'Union européenne. Ses investissements se concentrent sur plusieurs domaines prioritaires, dont l'innovation et la recherche, la transformation numérique des PME, l'entrepreneuriat, les pôles touristiques et culturels, le développement urbain, la transition bas-carbone et l'aménagement de parcs d'activités économiques, contribuant significativement à la revitalisation économique et territoriale de la Wallonie.
Plus d’infos sur www.wallonie.be